EFT – Emotional Freedom Techniques – Technique de Libération Émotionnelle

EFT : comprendre et pratiquer l’Emotional Freedom Techniques
L’EFT, pour Emotional Freedom Techniques, est une méthode qui associe l’attention portée à une émotion, une sensation ou une situation précise à la stimulation de différents points du visage et du haut du corps par de légers tapotements du bout des doigts. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’on rencontre souvent l’expression tapping EFT.
La méthode séduit notamment par sa simplicité : quelques points à connaître, des phrases prononcées à voix haute et des rondes de tapotements qui peuvent être réalisées en quelques minutes. Pourtant, derrière cette pratique assez facile à mémoriser se trouvent plusieurs notions importantes. Choisir précisément ce sur quoi on souhaite travailler, observer ses ressentis, évaluer leur intensité ou encore adapter les phrases utilisées fait partie intégrante de la démarche.
L’EFT peut également être pratiquée sur soi. Cette particularité contribue certainement à l’intérêt qu’elle suscite : une fois les bases assimilées, il devient possible d’utiliser certains exercices de façon autonome dans différentes situations de la vie quotidienne.
Mais qu’est-ce exactement que l’EFT ? D’où vient cette méthode ? Quels sont les points utilisés ? Comment effectuer une ronde ? Que faut-il dire pendant les tapotements ? Et comment savoir si l’on travaille réellement sur le bon sujet ?
Ce guide permet de découvrir progressivement les principes et la pratique de l’EFT, depuis ses origines jusqu’à la réalisation d’une ronde complète.
Que signifie EFT ?
Les trois lettres EFT correspondent à l’expression anglaise Emotional Freedom Techniques, généralement traduite en français par Techniques de Libération Émotionnelle.
Le mot « Techniques » au pluriel est important. L’EFT ne se résume pas uniquement au fait de tapoter certains points. Elle repose sur un ensemble d’éléments : l’identification d’un problème précis, l’observation du ressenti associé, son évaluation, la formulation de phrases adaptées et la réalisation de rondes successives.
Les tapotements sont la partie la plus visible de la méthode, mais ils s’inscrivent donc dans une démarche plus large.
Dans une séance d’EFT, la personne porte généralement son attention sur une difficulté précise tout en effectuant une séquence de tapotements. Elle observe ensuite ce qui se passe : le ressenti est-il identique ? Son intensité a-t-elle changé ? Une autre émotion apparaît-elle ? Un souvenir ou une pensée vient-il spontanément à l’esprit ?
Cette observation permet d’adapter la ronde suivante.
D’où vient l’EFT ?
L’EFT telle qu’elle est connue aujourd’hui a été développée dans les années 1990 par Gary Craig, ingénieur de formation américain particulièrement intéressé par les méthodes de développement personnel.
Il s’est notamment inspiré des travaux réalisés auparavant par Roger Callahan. Gary Craig a progressivement simplifié l’approche afin d’aboutir à une séquence plus facile à apprendre et à reproduire.
L’un des changements importants fut l’utilisation d’une séquence standardisée de points. Au lieu de rechercher une combinaison différente pour chaque situation, la même séquence pouvait être employée et répétée en fonction de l’évolution du ressenti.
Cette simplification a largement participé à la diffusion de l’EFT.
La méthode s’est ensuite fait connaître dans de nombreux pays et le terme « EFT » est aujourd’hui couramment associé aux tapotements effectués avec les doigts sur différents points du visage et du haut du corps.
Sur quels principes repose l’EFT ?
Lorsque l’on découvre l’EFT pour la première fois, on peut avoir l’impression que la méthode consiste simplement à tapoter plusieurs endroits du corps en répétant quelques phrases.
En réalité, trois éléments sont particulièrement importants :
l’attention portée au problème,
la verbalisation,
les tapotements.
La personne commence par identifier ce qu’elle souhaite travailler. Elle ne cherche pas nécessairement à analyser longuement la situation : elle observe avant tout ce qui est présent au moment où elle pratique.
Cela peut être une émotion, une sensation corporelle, une pensée, l’évocation d’une situation particulière ou encore un souvenir.
Elle formule ensuite une phrase en rapport avec ce qu’elle ressent tout en réalisant les tapotements.
L’intérêt de la pratique réside également dans l’observation de ce qui évolue au fil des rondes. Une sensation peut changer d’emplacement, une émotion devenir moins intense ou, au contraire, un autre aspect de la situation peut apparaître.
Une séance d’EFT n’est donc pas nécessairement linéaire.
Le tapping EFT : pourquoi parle-t-on de tapotements ?
Le terme anglais tapping signifie tout simplement « tapotement ».
Dans la pratique de l’EFT, les points sont stimulés par de petits tapotements effectués généralement avec l’index et le majeur.
Les gestes doivent rester confortables. L’objectif n’est pas de provoquer une douleur ou une irritation de la peau.
Le nombre exact de tapotements sur chaque point n’a pas besoin d’être compté avec une précision absolue. Lorsque l’on débute, compter approximativement quelques tapotements peut néanmoins aider à conserver un rythme régulier.
Avec l’habitude, le geste devient rapidement naturel.
On peut pratiquer d’un côté du corps ou de l’autre et également changer de côté pendant une ronde. Certains pratiquants utilisent les deux mains simultanément lorsque le point s’y prête.
Le plus important reste de conserver une pratique confortable et suffisamment simple pour pouvoir maintenir son attention sur le sujet choisi.
Quels sont les principaux points EFT ?
Une ronde classique utilise plusieurs points successifs.
Le point karaté
Il se situe sur la tranche de la main, dans la zone que l’on utiliserait pour effectuer un mouvement de karaté.
Ce point est notamment utilisé pendant la phrase de préparation, au début de la séquence.
On tapote généralement ce point avec les doigts de l’autre main.
Le sommet de la tête
Ce point se trouve approximativement au centre du sommet du crâne.
On le stimule doucement avec le bout des doigts.
Le début du sourcil
Le point se situe à l’extrémité interne du sourcil, près de la racine du nez.
Le coin de l’œil
Il se trouve sur le côté extérieur de l’œil, au niveau de l’os.
Il convient naturellement de rester suffisamment éloigné de l’œil lui-même.
Sous l’œil
Ce point est situé sur l’os sous l’œil.
Sous le nez
Le point se trouve entre la base du nez et la lèvre supérieure.
Le creux du menton
Il se situe entre la lèvre inférieure et le menton.
La clavicule
Le point utilisé en EFT se situe dans la région située juste sous la clavicule.
Sous le bras
Il se trouve sur le côté du corps, quelques centimètres sous l’aisselle.
Avec un peu d’entraînement, cette succession de points devient facile à mémoriser.
Il est d’ailleurs préférable, au début, de privilégier une séquence simple plutôt que de se demander continuellement si chaque doigt est positionné au millimètre près.
Comment se déroule une ronde EFT ?
Même si la pratique peut être adaptée, une ronde EFT suit généralement plusieurs étapes.
1. Choisir un sujet précis
La première étape consiste à déterminer ce que l’on souhaite travailler.
Il peut être tentant de choisir un sujet très général :
« Je manque de confiance en moi. »
« Je suis stressé. »
« J’ai peur du changement. »
Ces formulations permettent de définir un thème, mais elles restent très larges.
Il est souvent plus intéressant de partir d’une situation concrète.
Par exemple :
« Quand je pense à la réunion de demain, j’ai une boule dans le ventre. »
Cette formulation donne déjà davantage d’informations : une situation précise et une sensation identifiable sont présentes.
2. Observer ce que l’on ressent
Avant de commencer les tapotements, on prend quelques instants pour observer ce qui se passe.
Quelle émotion est présente ?
Où se manifeste-t-elle ?
Existe-t-il une sensation corporelle particulière ?
Quelle pensée accompagne la situation ?
Cette étape permet d’établir un point de départ.
3. Évaluer l’intensité
On peut ensuite attribuer une valeur à l’intensité du ressenti.
L’échelle utilisée va généralement de 0 à 10 :
0 correspond à l’absence d’intensité ressentie ;
10 représente une intensité particulièrement importante pour la personne au moment où elle effectue son évaluation.
Il ne s’agit pas d’une mesure scientifique. Cette note sert avant tout de repère personnel.
4. Formuler la phrase de préparation
La phrase de préparation reprend le sujet choisi.
Elle est répétée tout en tapotant le point karaté.
5. Effectuer la ronde
On passe ensuite successivement sur les différents points EFT en utilisant une phrase courte qui rappelle le sujet.
6. Faire une pause et observer
À la fin de la ronde, on s’arrête quelques instants.
On observe à nouveau le ressenti et on lui attribue éventuellement une nouvelle valeur.
7. Adapter la suite
Selon ce qui apparaît, on peut refaire une ronde sur le même sujet ou modifier la formulation pour tenir compte d’un nouvel élément.
C’est cette adaptation qui rend la pratique particulièrement intéressante.
L’échelle SUD : évaluer l’intensité ressentie
En EFT, on utilise fréquemment une échelle subjective allant de 0 à 10, parfois appelée échelle SUD.
Elle permet d’évaluer l’intensité ressentie avant une ronde puis de constater son éventuelle évolution.
Imaginons qu’une personne pense à une prise de parole prévue le lendemain.
Elle observe une tension au niveau du ventre et estime son intensité à 7 sur 10.
Après une ronde, elle pense de nouveau à la même situation.
La tension peut être évaluée à 5, rester à 7, descendre davantage ou même être remplacée par un autre ressenti.
Toutes ces observations apportent des informations.
Il ne faut donc pas considérer la baisse du chiffre comme une obligation immédiate.
Si la valeur ne change pas, cela peut simplement inviter à préciser davantage le sujet.
Comment construire une phrase EFT ?
C’est probablement l’une des questions les plus fréquentes lorsque l’on commence à pratiquer :
Que faut-il dire pendant une ronde EFT ?
Il n’existe pas une phrase universelle convenant à toutes les situations.
La formulation doit autant que possible correspondre à ce que la personne ressent réellement.
Une structure fréquemment utilisée consiste à reconnaître ce qui est présent tout en introduisant une forme d’acceptation de soi.
Par exemple :
« Même si je ressens cette appréhension lorsque je pense à cette réunion, je m’accepte comme je suis. »
La formulation peut être adaptée pour qu’elle paraisse naturelle à la personne qui l’utilise.
L’objectif n’est pas de réciter mécaniquement une formule apprise par cœur.
Une phrase précise et sincère est généralement préférable à une phrase compliquée qui ne correspond pas au ressenti du moment.
Qu’est-ce que la phrase de rappel ?
Une fois la phrase de préparation terminée, on utilise généralement une formulation beaucoup plus courte pendant les tapotements sur les différents points.
C’est ce que l’on appelle couramment la phrase de rappel.
En reprenant l’exemple précédent, elle pourrait être :
« Cette appréhension pour la réunion. »
Puis :
« Cette boule dans mon ventre. »
La phrase de rappel sert à maintenir l’attention sur le sujet pendant la ronde.
Elle peut évoluer au fur et à mesure.
Si le ressenti change, la formulation peut changer elle aussi.
Exemple d’une ronde EFT simple
Prenons un exemple volontairement quotidien.
Une personne doit intervenir devant plusieurs collègues le lendemain. Lorsqu’elle imagine la scène, elle ressent une appréhension accompagnée d’une tension dans le ventre.
Elle évalue cette sensation à 7 sur 10.
En tapotant le point karaté, elle peut répéter trois fois :
« Même si je ressens cette appréhension quand je pense à mon intervention de demain, je reconnais ce que je ressens maintenant. »
Elle commence ensuite la ronde.
Sommet de la tête :
« Cette appréhension. »
Début du sourcil :
« Cette tension dans mon ventre. »
Coin de l’œil :
« Quand je pense à demain. »
Sous l’œil :
« Toute cette appréhension. »
Sous le nez :
« Cette tension. »
Menton :
« Je la ressens maintenant. »
Clavicule :
« Cette appréhension pour demain. »
Sous le bras :
« Cette tension dans mon ventre. »
À la fin de la ronde, elle s’arrête et pense de nouveau à son intervention.
Elle observe alors ce qui est présent.
Si l’intensité est passée de 7 à 5, elle peut refaire une ronde en tenant compte de ce changement :
« Même s’il reste encore une partie de cette appréhension… »
Si, au contraire, une pensée nouvelle apparaît, par exemple la peur d’oublier ce qu’elle veut dire, cette pensée peut devenir le sujet de la ronde suivante.
Cet exemple permet de comprendre un principe essentiel : une ronde conduit parfois naturellement à la suivante.
Pourquoi la précision est-elle importante en EFT ?
Prenons une affirmation générale :
« Je suis stressé. »
Le mot « stress » peut recouvrir des réalités extrêmement différentes.
Est-ce lié au travail ? À une conversation ? À une échéance ? À une décision ? À une situation familiale ? À la crainte de commettre une erreur ?
La précision permet de travailler sur quelque chose de beaucoup plus concret.
Au lieu de :
« Je suis stressé au travail »,
on pourrait identifier :
« Lorsque je vois le nom de mon responsable apparaître sur mon téléphone, je ressens immédiatement une tension dans la poitrine. »
La situation, le déclencheur et la sensation sont alors clairement identifiés.
Cette recherche de précision est une compétence qui se développe progressivement avec la pratique.
Les différents aspects d’une situation
Un même événement peut être associé à plusieurs éléments.
Prenons une conversation difficile.
Une personne peut tout d’abord ressentir de la colère en pensant à une phrase prononcée par son interlocuteur.
Après quelques rondes, la colère peut diminuer mais laisser apparaître de la déception.
Puis un détail particulier de la conversation peut revenir à l’esprit.
Il ne s’agit plus exactement du même sujet.
On parle alors souvent de différents aspects.
Cette notion est importante car elle explique pourquoi une situation peut sembler évoluer puis provoquer soudainement une nouvelle réaction.
Ce n’est pas nécessairement le premier ressenti qui revient : un autre aspect peut simplement être devenu plus visible.
Les émotions occupent naturellement une place importante dans la pratique de l’EFT.
Peur, colère, tristesse, culpabilité, frustration, honte, déception, inquiétude ou sentiment d’injustice peuvent être rencontrés.
Mais il n’est pas toujours nécessaire de réussir immédiatement à donner un nom parfaitement précis à ce que l’on ressent.
Certaines personnes identifient facilement leurs émotions. D’autres perçoivent surtout une sensation corporelle :
une gorge serrée, une tension dans le ventre, une impression de poids, une agitation, une boule dans la poitrine, ou simplement un malaise difficile à définir.
Ce ressenti peut constituer un point de départ.
L’observation est souvent plus utile que la recherche du « bon » mot.
EFT et souvenirs
Certains souvenirs peuvent être accompagnés d’une réaction émotionnelle lorsqu’ils sont évoqués.
En EFT, il est possible de partir d’un souvenir précis plutôt que d’un thème général.
Là encore, les détails ont leur importance.
Au lieu de travailler sur :
« Mon enfance a été difficile »,
on s’intéressera plutôt, lorsque cela est approprié, à une scène ou à un moment clairement identifié.
Un souvenir peut comporter plusieurs éléments : une image, une parole entendue, une expression sur un visage, une sensation ou une pensée.
Cependant, lorsqu’un souvenir est particulièrement éprouvant, provoque une détresse importante ou concerne un événement grave, la prudence s’impose. La pratique autonome n’est pas adaptée à toutes les situations et il peut être préférable de se tourner vers un professionnel qualifié.
L’EFT est souvent utilisée dans le cadre de situations courantes générant une tension émotionnelle.
Une journée chargée, une conversation à venir, une présentation professionnelle, une contrariété, une attente ou une situation inconfortable peuvent constituer des sujets de pratique.
L’intérêt est alors de partir de quelque chose de concret.
Par exemple :
« Quand je regarde tout ce que j’ai à faire aujourd’hui, je sens cette tension dans mes épaules. »
Cette formulation est beaucoup plus précise que :
« Je veux éliminer mon stress. »
L’objectif n’est pas de nier la situation réelle. Une liste de tâches restera une liste de tâches.
La pratique porte sur la façon dont cette situation est ressentie à cet instant.
EFT et confiance en soi
La confiance en soi constitue un autre thème fréquemment associé à l’EFT.
Mais « manquer de confiance » est extrêmement général.
Pour travailler de façon plus précise, on peut rechercher les situations dans lesquelles ce manque de confiance se manifeste.
Est-ce lorsqu’il faut prendre la parole ? Rencontrer de nouvelles personnes ? Exprimer son opinion ? Présenter son travail ? Dire non ? Faire quelque chose pour la première fois ?
Une fois la situation identifiée, il devient possible d’observer les pensées et les sensations qui apparaissent.
Le travail devient ainsi beaucoup plus concret.
Peut-on pratiquer l’EFT seul ?
L’un des intérêts de l’EFT réside dans la possibilité d’apprendre des exercices que l’on peut ensuite utiliser soi-même.
Pour des situations simples de la vie quotidienne, cette autonomie peut permettre de pratiquer lorsqu’on en ressent le besoin.
Il faut néanmoins savoir respecter ses propres limites.
Pratiquer seul ne signifie pas qu’il faille chercher à aborder sans accompagnement n’importe quel événement ou souvenir.
Lorsqu’un sujet provoque une détresse importante, semble difficile à maîtriser ou concerne une problématique relevant de la santé physique ou mentale, il convient de solliciter un professionnel compétent.
L’EFT ne remplace pas un traitement médical.
Combien de temps dure une ronde EFT ?
Une ronde elle-même est relativement courte.
Il suffit généralement de quelques minutes pour effectuer la préparation puis parcourir l’ensemble des points.
Une séance complète peut naturellement comprendre plusieurs rondes.
Sa durée dépend donc du sujet abordé, de ce qui apparaît au cours de la pratique et du temps dont dispose la personne.
Il n’existe pas d’obligation à prolonger systématiquement une séance.
Pour une utilisation personnelle, quelques minutes consacrées à une situation bien identifiée peuvent parfois constituer un exercice suffisant.
À quelle fréquence pratiquer l’EFT ?
Il n’existe pas de fréquence universelle applicable à tout le monde.
Certaines personnes apprécient une pratique régulière, tandis que d’autres utilisent l’EFT ponctuellement lorsqu’une situation particulière se présente.
Au début, pratiquer sur des situations relativement simples permet surtout de mémoriser les points, de devenir plus à l’aise avec les phrases et d’apprendre à observer ses propres ressentis.
Avec l’expérience, la séquence devient plus naturelle.
La qualité de l’attention portée au sujet compte davantage que l’accumulation mécanique de nombreuses rondes.
Que faire si l’intensité ne diminue pas ?
Une ronde ne provoque pas nécessairement une modification immédiate du ressenti.
Si l’intensité reste identique, plusieurs questions peuvent être utiles.
Le sujet choisi est-il suffisamment précis ? La phrase correspond-elle vraiment à ce que je ressens ? Existe-t-il une autre émotion ? Une pensée particulière revient-elle ? Une image ou un souvenir est-il apparu ? La sensation a-t-elle changé même si sa note reste identique ?
Il est également possible que rien ne semble évoluer à ce moment-là.
Il ne faut pas chercher à forcer une réaction.
L’EFT repose en partie sur l’observation. Constater qu’un ressenti ne change pas est déjà une information.
Lorsque le ressenti change de forme
Il arrive qu’une sensation se transforme pendant une séance.
Une tension dans le ventre peut diminuer puis laisser apparaître une gêne dans la gorge.
Une colère peut s’atténuer tandis qu’une déception devient plus évidente.
Une pensée peut être remplacée par une autre.
Ces changements méritent d’être observés plutôt que considérés comme des obstacles.
La ronde suivante peut simplement reprendre le nouvel élément :
« Cette gêne dans ma gorge… »
ou :
« Cette déception que je ressens maintenant… »
La pratique suit ainsi ce qui est présent plutôt qu’un scénario décidé à l’avance.
Faut-il absolument ressentir une émotion forte ?
Non.
Il n’est pas nécessaire d’attendre d’être submergé par une émotion pour pratiquer l’EFT.
Une intensité légère peut tout à fait constituer un sujet.
Par ailleurs, certaines personnes ont davantage accès à leurs sensations corporelles qu’à leurs émotions.
Elles peuvent savoir qu’une situation les dérange sans parvenir à identifier précisément ce qu’elles ressentent.
Dans ce cas, il est possible de commencer avec ce qui est disponible :
« Ce malaise lorsque je pense à cette situation… »
La précision peut apparaître progressivement.
Les erreurs fréquentes lorsqu’on débute en EFT
Choisir un problème beaucoup trop général :
« Je veux avoir confiance en moi » ou « Je veux ne plus être stressé » constitue un objectif, mais pas nécessairement un bon point de départ pour une ronde.
Chercher un exemple précis facilite généralement la pratique.
Vouloir trouver la phrase parfaite
Certaines personnes consacrent tellement de temps à chercher les bons mots qu’elles finissent par ne plus pratiquer.
Une formulation simple correspondant au ressenti du moment est souvent suffisante.
Réciter sans observer
L’EFT n’est pas uniquement une succession de gestes.
Il est utile de prendre quelques instants entre les rondes pour observer ce qui a changé ou non.
Chercher systématiquement à faire descendre le chiffre à zéro
L’échelle d’intensité est un repère et non un objectif à atteindre coûte que coûte.
Aller trop vite vers des sujets difficiles
Lorsqu’on apprend l’EFT, commencer par des situations quotidiennes permet de se familiariser avec la méthode sans se confronter immédiatement à des sujets particulièrement sensibles.
L’importance de ses propres mots
Les exemples de phrases EFT disponibles dans les livres, les formations ou sur Internet peuvent aider à comprendre la méthode. Ils ne doivent cependant pas devenir des formules rigides.
Deux personnes confrontées à une situation apparemment similaire peuvent ressentir des choses complètement différentes.
L’une dira :
« J’ai peur de me tromper. »
Une autre :
« J’ai peur du regard des autres si je me trompe. »
Une troisième :
« Je suis en colère contre moi parce que je pense que je ne suis pas suffisamment préparée. »
Le contexte semble identique, mais l’expérience vécue ne l’est pas.
Employer ses propres mots permet de rester au plus près de ce qui est réellement présent.
Peut-on faire de l’EFT sans parler ?
La verbalisation occupe une place importante dans la méthode, mais certaines situations peuvent conduire à simplifier considérablement les phrases.
Il arrive notamment qu’une personne ne souhaite pas décrire précisément un événement.
On peut alors utiliser une formulation plus neutre, telle que :
« Cette situation… »
ou :
« Ce que je ressens quand j’y pense… »
Le but n’est jamais de contraindre quelqu’un à raconter quelque chose qu’il ne souhaite pas partager.
Cela est particulièrement important lorsqu’on pratique avec une autre personne.
Peut-on pratiquer sans connaître exactement la cause ?
Il n’est pas toujours possible d’expliquer immédiatement pourquoi une situation déclenche une réaction particulière.
Ce n’est pas forcément un obstacle.
On peut commencer par ce que l’on constate dans le présent.
Par exemple :
« Je ne sais pas pourquoi, mais lorsque je pense à cette situation, ma gorge se serre. »
La sensation actuelle constitue alors le point de départ.
Il n’est donc pas nécessaire d’inventer une explication.
Cette attitude d’observation permet également d’éviter de transformer une hypothèse en certitude.
Comment savoir sur quoi travailler en premier ?
Lorsqu’une situation comporte de nombreux éléments, il peut être difficile de choisir.
Une solution consiste à se demander :
Qu’est-ce qui me gêne le plus lorsque je pense à cette situation maintenant ?
La réponse peut être une émotion, une sensation, une phrase, une image ou un détail particulier.
C’est ce premier élément qui peut servir de point de départ.
Après une ronde, on repose simplement la question.
Le sujet prioritaire peut avoir changé.
Une séance EFT n’est pas toujours prévisible
On peut commencer une séance avec une idée très précise et constater qu’un autre élément apparaît.
C’est une raison supplémentaire pour éviter les scripts trop rigides.
Un script peut être utile pour apprendre la structure d’une ronde. Il devient cependant limité si l’on continue à le suivre alors que le ressenti de la personne a changé.
Apprendre l’EFT consiste donc autant à connaître la séquence des points qu’à développer une capacité d’observation.
EFT : quelle place pour les pensées ?
Une situation n’est pas seulement accompagnée d’émotions et de sensations.
Des pensées peuvent également apparaître :
« Je ne vais pas y arriver. »
« Il va penser que je suis incapable. »
« J’aurais dû répondre autrement. »
« Ce n’est pas juste. »
« Je vais encore me tromper. »
Ces phrases spontanées sont intéressantes car elles donnent souvent une indication sur la façon dont la situation est vécue.
Elles peuvent être intégrées dans une ronde sans chercher à les transformer artificiellement en pensées positives.
On commence par reconnaître ce qui est réellement présent.
Faut-il utiliser des phrases positives en EFT ?
L’EFT n’est pas une méthode consistant simplement à remplacer une phrase négative par son contraire.
Dire :
« Je suis parfaitement calme »
alors que l’on ressent une forte appréhension peut sembler artificiel.
Il est généralement plus cohérent de partir de la réalité du moment :
« Même si une partie de moi appréhende vraiment cette situation… »
La formulation peut ensuite évoluer si le ressenti change.
Le but n’est donc pas de se convaincre de quelque chose, mais d’observer ce qui est là et de travailler à partir de cette expérience.
L’EFT avant une situation à venir
La méthode peut également être utilisée lorsqu’une situation n’a pas encore eu lieu.
Un entretien, un examen, un déplacement, une prise de parole ou une conversation importante peuvent générer une appréhension simplement lorsqu’on les imagine.
On peut alors identifier le moment précis qui provoque la réaction la plus forte.
Est-ce l’entrée dans la salle ? Le début de la conversation ? La peur d’une question particulière ? Le regard des autres ? L’attente juste avant l’événement ?
Cette précision permet une nouvelle fois de passer d’une inquiétude générale à un élément concret.
L’EFT après une situation désagréable
Une contrariété récente peut également servir de sujet.
Plutôt que de travailler sur « toute la journée », on peut rechercher le moment qui reste particulièrement présent.
« Quand il m’a répondu cette phrase… »
« Quand j’ai vu ce message… »
« Quand je suis sortie de la réunion… »
La personne observe ensuite l’émotion et les sensations qui apparaissent lorsqu’elle repense à ce moment.
Cette façon de procéder permet de travailler sur une scène clairement identifiée.
Comment progresser dans sa pratique de l’EFT ?
Connaître les points EFT s’apprend rapidement.
Savoir utiliser la méthode avec davantage de précision demande en revanche de la pratique.
Plusieurs compétences se développent progressivement :
identifier un sujet précis ;
repérer les différents aspects ;
formuler des phrases proches du ressenti réel ;
observer les changements ;
éviter les interprétations hâtives ;
savoir quand poursuivre et quand arrêter ;
respecter les limites de la pratique.
Une formation structurée permet notamment d’étudier ces différentes notions dans un ordre progressif.
Se former à l’EFT à distance
L’apprentissage à distance présente l’avantage de pouvoir avancer progressivement et de revenir sur certaines notions autant de fois que nécessaire.
Notre école propose une formation EFT entièrement à distance destinée aux personnes souhaitant découvrir et approfondir la pratique de l’EFT.
Les contenus permettent d’étudier la méthode étape par étape et de progresser à son rythme depuis chez soi.
L’objectif est d’acquérir des bases structurées, de comprendre les différentes étapes d’une séance et de développer progressivement sa pratique.
Cette formation comprend des supports pédagogiques accessibles en ligne ainsi qu’un certificat de fin de formation après validation du parcours.
Les précautions à connaître avant de pratiquer l’EFT
La simplicité des tapotements ne doit pas conduire à considérer que toutes les situations peuvent être abordées seul.
Certains événements ou certaines difficultés nécessitent un accompagnement adapté.
Si la pratique fait apparaître une détresse importante, des souvenirs particulièrement éprouvants ou une réaction difficile à gérer, il est préférable d’arrêter et de solliciter l’aide d’un professionnel qualifié.
De même, l’EFT ne doit jamais conduire à interrompre ou modifier un traitement médical, un suivi ou des recommandations formulées par un professionnel de santé. Elle ne constitue pas un diagnostic. Une douleur, un symptôme persistant ou tout problème de santé doit faire l’objet d’un avis médical approprié.
Ce qu’il faut retenir de l’EFT
L’EFT est une méthode associant la focalisation sur une situation, une émotion ou une sensation à une séquence de tapotements effectués sur différents points du visage et du haut du corps.
Sa structure de base est relativement facile à apprendre.
Une pratique EFT comporte généralement plusieurs étapes :
identifier précisément le sujet ;
observer le ressenti ;
évaluer son intensité ;
formuler une phrase de préparation ;
réaliser une ronde de tapping ;
observer ce qui a changé ;
adapter éventuellement la ronde suivante.
Mais connaître la séquence des points ne représente qu’une partie de l’apprentissage.
Avec l’expérience, l’enjeu consiste davantage à savoir quoi observer, comment préciser un sujet et comment adapter les rondes à ce qui apparaît.
C’est cette progression qui permet de passer de la simple reproduction d’une séquence à une utilisation plus réfléchie de l’EFT.
Questions fréquentes sur l’EFT
Qu’est-ce que l’EFT ?
EFT signifie Emotional Freedom Techniques, ou Techniques de Libération Émotionnelle. La méthode associe l’attention portée à une situation ou à un ressenti à des tapotements réalisés avec les doigts sur différents points du visage et du haut du corps.
Qu’est-ce que le tapping EFT ?
Le tapping désigne les légers tapotements réalisés avec le bout des doigts pendant une ronde EFT.
Quels sont les points EFT ?
La séquence couramment utilisée comprend notamment le point karaté, le sommet de la tête, le début du sourcil, le coin de l’œil, sous l’œil, sous le nez, le menton, la région de la clavicule et le point sous le bras.
Comment commencer une séance EFT ?
On commence généralement par identifier une situation précise et observer ce qu’elle provoque lorsque l’on y pense. On peut ensuite évaluer l’intensité du ressenti de 0 à 10 avant de formuler la phrase de préparation.
Qu’est-ce qu’une ronde EFT ?
Une ronde correspond à une séquence durant laquelle plusieurs points EFT sont tapotés successivement tout en gardant son attention sur le sujet travaillé.
Qu’est-ce que la phrase de préparation en EFT ?
La phrase de préparation permet de nommer ce qui est présent au début de la pratique. Elle est généralement répétée en tapotant le point karaté.
Qu’est-ce que la phrase de rappel ?
Il s’agit d’une formulation courte utilisée pendant les tapotements afin de conserver l’attention sur le sujet choisi.
Faut-il compter les tapotements ?
Il n’est généralement pas nécessaire de compter chaque tapotement avec exactitude. Quelques tapotements sur chaque point permettent de conserver un rythme régulier.
Peut-on faire de l’EFT sur soi-même ?
Oui. Une fois la séquence et les principes de base appris, l’EFT peut être utilisée de manière autonome pour certaines situations simples du quotidien. Les sujets particulièrement éprouvants nécessitent davantage de prudence.
Que signifie une intensité de 0 à 10 en EFT ?
Cette échelle permet à la personne d’estimer subjectivement l’intensité de ce qu’elle ressent. Elle sert principalement de repère avant et après les rondes.
Combien de rondes EFT faut-il faire ?
Il n’existe pas de nombre obligatoire. Après chaque ronde, il est utile d’observer ce qui a changé afin de décider s’il est pertinent de poursuivre ou de modifier le sujet.
Que faire si une autre émotion apparaît pendant la ronde ?
Elle peut simplement être observée. Si elle devient plus présente que le sujet initial, elle pourra éventuellement constituer le point de départ de la ronde suivante.
Est-il nécessaire de connaître la cause d’un ressenti ?
Non. Lorsqu’on ne connaît pas la cause, il est possible de commencer par décrire simplement ce que l’on observe au moment présent, sans chercher à inventer une explication.
Comment apprendre l’EFT ?
La séquence de base peut être découverte relativement rapidement, mais une formation permet d’approfondir la formulation des phrases, la précision du sujet, les aspects, l’observation des changements et les différentes façons d’adapter une ronde.
Où suivre une formation EFT ?
L’École Française d’EFT propose une formation EFT à distance, accessible en ligne, permettant d’étudier progressivement la méthode et de pratiquer à son rythme depuis chez soi.

